Emile


 

            Emile, âgé de 13 ans vie, vient consulter, accompagné de sa maman, pour des douleurs du dos, et de fréquentes crises de bronchite asthmatiforme.

            Il se plaint aussi d’avoir trop de devoir à faire pour l’école et a des difficultés en grammaire. 

            Sa sœur, 6 ans de plus que lui, est jalouse de lui.  Ses parents se sont séparés quand il avait 3 ans. Il vit au domicile de sa mère. Son père, qui devrait le recevoir un week-end sur deux, ne le prend pas souvent.

            En PMI, le praticien observe qu’Emile est nerveux, mais se tient normalement : pas de déviation notable de la colonne. Par contre il y a de nombreux points sensibles au niveau de la partie haute du thorax, ce qui explique la tendance aux spasmes bronchiques, à l’asthme.

            Le praticien vérifie les sacro-iliaques, puis, Emile étant couché sur le dos, se met en contact avec le cou. Il écoute et accompagne les micromouvements, ce qui permet d’installer un contact rassurant, une confiance.

            Il remarque ensuite que la première côte est bloquée. Il effectue alors des isotoniques pour permettre la détente des muscles s’insérant sur la première côte, puis la main gauche d’Emile en avant de son front, il demande à Emile d’effectuer des mouvements de flexion-inspiration, extension-expiration du cou tandis qu’il maintien la première côte pour libérer l’articulation costo-vertébrale de la première côte.

            Emile toujours couché sur le dos, il glisse une main sous le thorax et s’arrête sous chaque côte douloureuse, attendant que le travail énergétique se mette en route ce qui libère les tensions au niveau des côtes, à l’arrière.

            Ensuite, il permet la détente des muscles intercostaux en exerçant, une pression sur chaque côte douloureuse et en relâchant cette pression pendant l’inspiration. Ce sont surtout les 2ième, 3ième et 4ième côtes droites qui étaient tendues, ainsi que les dernières côtes de chaque côté.

            En parallèle, un travail est effectué en HG pour les difficultés familiales.

            NB. Les tensions sur la première côte d’un côté et les 2ième, 3ième  et 4ièmes côtes de l’autres côté sont très souvent à l’origine de l’asthme (cf Jacques Gesret) et leur traitement une levée du spasme bronchique.

 

            A la consultation suivante, un mois et demi plus tard, Emile dit qu’il n’a plus d’asthme, qu’il respire mieux. Par contre, ses douleurs du dos ont été soulagées pendant 8 jours mais ont repris ensuite. 

            Le praticien cette fois commence par les sacro-iliaques en position assise, puis, Emilie étant allongé, il reprend le contact au niveau du cou et pratique une « écoute énergétique ». Au niveau du thorax, la première côte à gauche est restée souple, mais le travail sur l’ensemble du thorax et des dernières côtes n’est pas terminé. Il le reprend puis termine par un travail sur les deux pieds. Emile est bien détendu et apprécie la séance. Le praticien ne ressent plus son inquiétude pour la 1ière séance.

            Le praticien accompagne aussi Emile dans un travail en PMI sur ses relations avec sa sœur qui ne sont toujours pas au beau fixe.

 

            2 mois plus tard, Emile revient consulter : ses douleurs du dos ont disparu, mais il est très fatigué. En discutant le praticien note que la fatigue a fait suite à une mauvaise chute au collège avec heurt de la tête un mois plus tôt.

            Le praticien demande à Emile de se mettre assis sur la table d’examen, effectue u travail au niveau des sacro-iliaques, puis demande à Emile de s’allonger sur le dos. Cette fois, le cou est tendu, de même le thorax. Le praticien reprend le travail du thorax, puis se met à l’écoute du cou. Il travaille partie moyenne, puis basse et les premières cervicales, atlas et axis. Il se met ensuite à l’écoute des mouvements du crâne et accompagne les micromouvements qui s’installent dans les différentes positions des mains sur le crâne.

            Emile se sent bien détendu.

 

            NB. Les tensions sur les premières vertèbres cervicales sont souvent à l’origine de fatigue accentuée au réveil, de vertiges, de céphalées.