Rose

 

            Rose est une consultante que le praticien connaît et accompagne de puis de nombreuses années à travers les ennuis de santé et les moments difficiles de sa vie.

 

            Lumbagos et sciatiques, bouffées de chaleur de la ménopause, troubles digestifs avec brûlures d’estomac et flatulence, anxiétés face au vieillissement, crises de vertiges, épisodes infectieux, fatigue, cystite, difficultés relationnelles au travail, suites d’accident de la circulation, soucis de santé pour son fils, sa mère, décès de proches…

 

            Plus récemment, chute avec fracture de la mâchoire, cancer du sein et ses traitements souvent difficiles à supporter. Accompagnement en HG et en PMI des traitements de chimiothérapie, d’hormonothérapie, des cicatrices, des douleurs intercostales, de l’insuffisance rénale…

 

            1ière   consultation :

            Rose a maintenant 77 ans. C’est une personne fragile, très sensible.

            Mais un mois plus tôt, en janvier, chute dans un escalier sur l’épaule gauche. Il n’y a pas eu de perte de connaissance. Rose n’arrive pas à lever le bras : épaule gauche gelée.

            Le praticien observe l’ensemble du corps de Rose et parle aussi  avec elle sur son état émotionnel.

            Rose se met en position assise au bord de la table, le praticien se met en contact avec les trous sacrés ? Quand Rose se penche en avant, le sacrum monte à droite : blocage de la sacro-iliaque droite. Le praticien se place derrière Rose qui reste assise sur la table et l’inclinant légèrement sur le côté, mobilise la sacro-iliaque en douceur pour qu’elle retrouve sa fonction. Maintenant quand Rose se penche en avant, les deux trous sacrés se meuvent symétriquement.

            Puis le praticien demande à Rose de s’allonger sur le dos. Il observe que son corps a tendance à s’incliner à gauche, que l’épaule gauche est plus antérieure… Il propose un coussin sous les genoux de Rose et sous sa tête pour qu’elle soit plus confortable.

            Le praticien commence le travail PMI en douceur sur les côtes (en particulier les dernières côtes) et le thorax pour permettre à Rose de se tenir plus droite et confortable en position debout. Puis il contacte le cou. Là aussi c’est surtout un travail d’écoute pour permettre au cou d’être moins douloureux, d’être un peu plus mobile.

            Puis le praticien contacte les différentes positions de l’épaule, tout en restant dans la zone de confort pour Rose.

 

            2ième consultation :

            Un mois plus tard, l’épaule est moins douloureuse (effet du traitement sur les côtes ?), mais elle ne peut toujours pas lever son bras. Elle ne souffre pas la nuit quand elle est dans une bonne position. 

            Elle parle de sa difficulté à accepter de vieillir, de devenir dépendante.

            La recherche au TRM fait remonter cette peur de la dépendance à son premier jour de vie. Le travail en HG se fera avec « la dépendance de l’équipe médicale le 1ier jour de vie ». 

            Le travail en PMI se poursuit sur le thorax et les côtes, le la base du crâne et l’épaule gauche.

 

            3ième consultation :      

            A la consultation suivante, un mois plus tard, l’épaule est toujours « gelée ». Elle a des soucis pour son mari et se sent triste.

            Au TRM, la recherche de la cause de la tristesse ramène à sa mère et à son impression qu’elle l’a abandonnée le 1ier jour de vie. 

            Le travail en PMI continue sur le cou, les premières côtes le thorax surtout du côté gauche, et le travail de l’épaule gelée qui est plus facile à cette 3ième séance. Le praticien travail aussi en PMI au niveau de ses pieds.

 

            4ième consultation :      

Trois mois plus tard, Rose apprend au praticien que son épaule a été beaucoup mieux, qu’elle pouvait la bouger quasi normalement, mais que suite à la mammographie de contrôle pour son cancer du sein, la douleur a repris, ainsi que les crises de vertiges, insuffisamment traitées par le tanganil®. 

            Cette fois la recherche au TRM va se faire à partir de la tendance aux chutes et du goût de poivre dans la bouche.

            En HG, « papa ne m’a pas défendue » (tendance aux chutes d’origine émotionnelles, en lien avec le père le 1ier jour de vie),

            Et : « papa m’a disputée injustement » (goût de poivre dans la bouche, origine émotionnelle, âge de 6 ans). 

            Travail en PMI sur la globalité, le thorax, le cou, l’épaule.

 

            Trois mois plus tard, la douleur de l’épaule n’est pas réapparue, mais il y a toujours quelques vertiges, des angoisses avec peur de l’avenir, la sensation de poivre dans la bouche…

            Le travail d’accompagnement va se poursuivre en fonction des réactions, des besoins de Rose.